Vu dans la presse : Pourquoi les enfants sont fatigués (ER 18/10/2013)

ER18102013

 

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Source : Est Républicain du 18/10/2013.

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/10/18/pourquoi-les-ecoliers-sont-fatigues-et-stresses

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Chêne de Flagey (Gustave Courbet)

Suite aux visites (gratuites) du Musée Courbet, les enseignants ont décidé de faire un don de 50 euros, avec la coopérative scolaire pour souscrire à l'acquisition du tableau de Courbet "Le chêne de Flagey".

 Il sera intéressant d'expliquer cette démarche aux enfants. D'autre part, Pierre Bichet aurait sans doute apprécié ce geste !

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« Le Chêne de Flagey » : Une œuvre exceptionnelle et unique

Gustave Courbet a peint « Le chêne de Flagey » en 1864.

Ce tableau, appelé aussi « Le Chêne de Vercingétorix » n’a pas d’équivalent dans l’œuvre du peintre, ce qui renforce son caractère exemplaire et unique. L’originalité de l’œuvre tient en partie de sa composition : le chêne remplit la totalité de l’espace de la toile, jusqu’à donner l’impression qu’il en repousse les bords. On peut déceler dans ce cadrage serré l’influence de la photographie sur le travail du peintre.

Cet arbre est issu de l’observation du réel : il s’agit non pas d’un chêne quelconque mais du chêne de Flagey. On retrouve donc le lien étroit tissé par Courbet entre sa peinture et sa région natale qu’il aimait tant. Et pourtant, le peintre propose ici une traduction subjective du chêne passée au crible de son regard. Si l’on compare la peinture avec la photographie du chêne de Flagey en 1905, on s’aperçoit que Courbet a réinterprété la réalité pour donner à l’arbre encore plus de majesté et de puissance.

 Cette œuvre possède une symbolique forte. Lors de son exposition personnelle de 1867, Courbet avait ajouté un sous-titre à cette toile : « appelé Chêne de Vercingétorix, camp de César près d’Alésia, Franche-Comté », conférant de la sorte une dimension politique à sa peinture. Cette nouvelle formulation est à replacer dans le contexte de l’époque. En effet, au milieu du XIXème siècle, une querelle virulente divisait l’opinion publique sur l’emplacement du site de la bataille historique d’Alésia. Deux camps, formés d’érudits et d’archéologues se disputaient entre Alaise, dans le Doubs et Alise Sainte-Reine, en Côte d’Or (Bourgogne). Napoléon III avait participé au débat en soutenant officiellement la position bourguignonne dans son Histoire de Jules César (1866). À cette époque, Vercingétorix personnifiait les origines de la démocratie française. De cette manière, le duel Alaise/Alésia se répercutait en autant de confrontations idéologiques : Vercingétorix contre Jules César, démocratie contre impérialisme, indépendance régionale contrepouvoir centralisateur, Courbet contre Napoléon III.

La vie du tableau

 Le tableau, issu de la collection de Juliette Courbet, est acheté par le collectionneur américain Henry C. Gibson (1830-1891), banquier, homme d’affaires et bienfaiteur. Après sa mort, il est donné en 1896 à la Pennsylvania Academy of the Fine Arts de Philadelphie.

 En 1987, l’académie des beaux-arts de Pennsylvanie met le tableau en vente chez Sotheby’s NewYork. La France ne se portant pas acquéreur, un collectionneur japonais du nom de Michimasa Murauchi l’achète. Homme d’affaires, Monsieur Murauchi, est le président de la Furniture Acess Company et a fondé en novembre 1982 le Murauchi Art Museum à Hachioji, à l’ouest de Tokyo. Son musée comporte un bel ensemble d’oeuvres de Gustave Courbet (il en aurait une « petite » dizaine), dont une oeuvre moins connue, mais très prisée des spécialistes de l’artiste, l’intrigante Femme au podoscaphe (1865), le podoscaphe étant une petite embarcation mue par les pieds de son passager (passagère en l’occurrence, sur la mer). Depuis son acquisition en 1987, Michimasa  Murauchi a fait du Chêne de Flagey l’une des pièces maîtresses de son musée privé.

Ses expositions

 Le tableau (H 90cm x L 110 cm) avait été prêté aumusée des Beaux-Arts de Besançon en 2000 dans le cadre de l’exposition « Courbet et la Franche-Comté ». Il illustrait l’affiche de l’exposition. Michimasa Murauchi avait eu le plaisir et l’élégance de se rendre à Flagey lors de l’exposition  bisontine. « Il voulait voir l’emplacement du chêne », se souvient Pierre Maire, maire de Flagey. « L’arbre n’existe plus, victime de la foudre il y a, on ne sait plus, peut-être un siècle. Il se trouvait à un kilomètre environ de notre village, près de la route qui rejoint Ornans en passant par Chassagne-Saint-Denis. »

L’œuvre a également été présentée lors de la grande rétrospective Courbet du Grand Palais (octobre 2007 - janvier 2008).

Son avenir

 Après une vie bien remplie aux Etats-Unis et au Japon, le Chêne de Flagey pourrait revenir en France, dans le Doubs, à Ornans, son pays natal. Une belle histoire…  à construire avec vous et dès à présent ! Le Conseil général du Doubs a besoin de votre soutien pour accueillir le Chêne de Flagey dans ce magnifique écrin qu’est le musée Courbet.

Plus d’informations sur le site du musée Courbet :

http://musee-courbet.doubs.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=206&Itemid=40

 

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La Source de la Loue :

source loue

"Pour peindre un pays, il faut le connaître. Moi, je connais mon pays, je le peins, les sous-bois, c'est chez nous. Cette rivière, c'est la Loue, allez-y voir, et vous verrez mon tableau... " Gustave Courbet.

Le site de la source de la Loue est à rattacher à Courbet par les 13 tableaux qu’il en a fait, dont La grotte de la Loue, du National Gallery of Art de Washington ou La source de la Loue des Musées Royaux des Beaux-arts de Bruxelles.

 L’eau est importante dans l’œuvre de Courbet, peut-être tout simplement car elle est prépondérante en Franche-Comté. A partir des années 1860, la présence de la rivière et de la force hydraulique se renforce dans ses œuvres. En effet, onze tableaux, exécutés surtout entre 1868 et 1876, montrent les activités industrielles des moulins en Franche-Comté.

 La source de la Loue constitue une des quatre étapes importantes du projet « Pays de Courbet, Pays d’artiste ».

 La Loue est une rivière classée première catégorie, considérée comme l’une des plus belles rivières d’Europe. La vallée de la Loue constitue une richesse touristique importante de la région.

 Le sentier que l’on emprunte aujourd’hui pour se rendre à la source de la Loue est une partie du chemin médiéval (on peut encore voir les ornières creusées dans le roc) qui descendait du village d’Ouhans aux moulins sur la rivière, à l’entrée des gorges de Noailles.

 Le site est agrémenté de nouveaux aménagements sécurisés, permettant au visiteur de profiter pleinement du spectacle grandiose de la source de la Loue, alliant détente, découverte et nature.

 Tout au long de la découverte du site, vous pourrez distinguer les différents lieux peints par Courbet, admirer la beauté du paysage et la richesse de cette région.  Arrivé à la maison de la source, un film vous est proposé, présentant le site et son passé industriel en lien avec la perception qu’en avait Gustave Courbet.

 

 

Posté par primairebichet à 12:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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